Amara, Aïda Auteur du texte
Collection :
Année de parution :
2025
1 vol. (221 p.) : 20 cm
Section :
« Trop arabe » pour certains, « pas assez » pour d'autres, Aïda Amara, née en France de parents algériens, a été habituée dès l enfance à ne pas se sentir à la bonne place ni au bon endroit. Le 13 novembre 2015, devant le restaurant Le Petit Cambodge, à Paris, elle fait la malheureuse rencontre d autres « têtes d Arabes », armées de kalachnikovs. Survivante, elle ne pensait pas être assimilée à ses bourreaux. Cet événement bouleverse sa vie. Elle doit tout réapprendre : à marcher dans la rue, à prendre le métro, à aller au cinéma. Pour se reconstruire, elle se cramponne à ses racines : ses parents et l'histoire familiale, l'Algérie et la France. En retraçant leur passé, elle comprend que la violence armée fait partie intégrante de la mémoire familiale, traversée par la colonisation, la guerre d'Algérie ou la décennie noire. Depuis plus d un siècle, chaque génération se retrouve malgré elle chahutée par l inlassable cycle de la haine. Aïda se découvre être malgré elle l'héritière d'une tradition de résilience. Sans romantisme ni esthétisation de la souffrance, elle comprend que son instinct de vie lui vient d ici, mais aussi surtout ? de là-bas. Elle réalise que la force transmise par ses aïeux a sûrement contribué à lui sauver la vie. Entre assignations et injonctions, elle refuse les archétypes, revendique le droit à la complexité et interroge ce que signifie être une femme arabe en France aujourd hui, loin des récits figés que l on impose trop souvent. Avec ce livre, elle affirme la nécessité de la nuance, des identités multiples et contribue à inscrire l immigration algérienne dans le roman national français.
Romans secteur adulteDisponible (3)
Notes :
Note General : Lexique